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Réception des classes américaines à l'Elysée par le Président Miterrand, 1988

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:57

 

Hélène ( Ecole du Coudray, Nantes 44 / Miller school, Plymouth, Michigan 1989) donne la réponse de ses parents:

“Je crois que tu étais hyper jeune pour envisager un voyage comme ça, il durait trois semaines, mais d’une part, le voyage était déjà organisé lors de ton inscription dans cette école, d’autre part, ça me paraissait difficile de faire de toi un cas isolé, sachant que tu étais “ une petite nouvelle”. En plus, tu étais très motivée pour y aller.”

 

Mohamed ( Ecole Jules Ferry, Suresnes 92 / Duvall school, Dearborn, Michigan 1987):

“ Mes parents n’avaient pas le choix ( rires), toute ma classe y allait, alors pourquoi pas moi?”

 

Marielle ( Ecole F. Buisson, Montmorency 95 / San Antonio school, Dade City, Floride 1988):

“ Je suis allée naturellement dans cette classe parce que d’une part, ça me semblait ridicule d’aller au ski alors que je pouvais partir en Floride et puis ma grande soeur y était allée 2 ans avant moi. J’étais excitée à l’arrivée de la première lettre de ma correspondante : il y avait des photos aussi. Cela m’avait l’air d’un autre monde et j’avais hâte d’y aller. J’ai bien sûr répondu tout de suite.”

 

De toutes les communes qui ont participé à la classe franco-américaine, je décerne la Palme d’or de la compréhension, de l’assiduité et de la fidélité à Montmorency. Le Maire, M. Magarian a su tout de suite le bénéfice qu’il pouvait tirer pour les enfants de sa ville: introduction formidable à la langue anglaise, voyage inoubliable, enthousiasme des parents. Lui-même regrettait de mal parler l’anglais, niveau scolaire et il ne voulait pas refaire la même erreur pour les jeunes de sa ville.

 

Montmorency proposait des classes de neige à ses écoles, avant l’arrivée de la classe franco-américaine. Très vite, les écoles furent débordées par les demandes. Alors en mai, un mot était envoyé aux parents de CM1 pour choisir le type de classe pour leur enfant, l’année suivante: classe de neige ou classe franco-américaine ? L’engouement fut tel que les classes de neige disparurent !

 

Jean-Abel ( Ecole Jules Ferry, Ormesson s Marne 94 / Hoben school, Canton, Michigan 1991):

“Au delà de l’aspect échange, il se trouve aussi que ma génération a commencé à grandir avec ce mythe de “l’Amérique”, comme pays idéal. La seule et rare opportunité d’intégrer une classe franco-américaine et donc de partir trois semaines aux US ne pouvait donc pas se refuser. Car finalement c’est ce qui semblait le plus important dans un premier temps: le correspondant qui nous était associé est celui qui allait améliorer notre expérience ou dans certains cas la ternir. Malgré tout, je me rappelle que nous n’étions pas, à l’origine,  maître de notre destin. Le nombre de places était limité, je me rappelle qu’il a fallu procéder à une sélection afin de former le groupe final de participants: tri parmi les familles qui avaient la possibilité d’accueillir et qui pouvaient financer ce voyage pour leur enfant et plus cruel, tirage au sort final. J’ai eu la chance d’être du bon côté, d’être accueilli par une famille sympathique, d’avoir accueilli une fille sympa.”

 

Marion ( Ecole Bonnenfant, St Germain 78 / Montclair school, Los Altos, California 1989):

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:54

Ici une remarque s’impose : c’est entièrement à leurs frais que les parents de Springfield ont envoyé leurs enfants dans nos classes de neige. Ceux qui n’en avaient pas les moyens ont fait le tour de leurs amis, des commerçants, se démenant pour rassembler l’argent nécessaire. Les Français se plaignent souvent et de tout. Qu’ils sachent qu’il n’y a aucune organisation ni aide municipale de loisirs ou de vacances en dehors de la stricte dispense de l’enseignement officiel, en ce qui concerne les écoles publiques américaines.”

 

Pourtant les deux systèmes, chacun avec ses qualités et ses défauts, s’arcboutèrent comme une nef de cathédrale, pour offrir aux enfants français et américains une épopée décoiffante, unique à cette époque. Je reviendrai longuement sur le financement des classes en France et aux Etats-Unis.

 

Puis, une fois l’ossature financière mise au point et l’infrastructure bien établie, il fallait affronter le scepticisme et l’inquiétude des parents. Partir en Amérique ou voir la Tour Eiffel semblait un rêve pour un grand nombre de ces parents qui pensaient un jour le faire. Mais envoyer leur gamin, haut comme trois pommes, un doudou sous le bras ou à côté de leur oreiller, était une autre paire de manches!

 

Je ne mens pas si l’on écoute :

Urielle (Ecole Pasteur, Melun 77 / Atkinson school, Freeport, New York 1990):

“J’ai eu un peu le cafard le soir même car j’étais loin de ma famille, mais au moins j’avais ma peluche qui me tenait compagnie la nuit! J’avais envie de rentrer, le temps passé dans la famille me semblait long!”

 

A l’aéroport de Roissy, lorsqu’arrivait une classe de CM1 ( enfants de 8, 9 ans), les passagers étaient étonnés par l’âge mais aussi par le nombre de peluches qui sortaient des sacs de voyage!!

 

Toujours Urielle: “ Mon père venait d’être muté donc je n’ai pas eu le choix que d’être dans cette classe. Mais quand on a appris qu’il y aurait un voyage aux Etats-Unis, on était très heureux!”

 

Sans appréhension souvent, les parents acceptèrent d’inscrire leur enfant dans cette classe magique : la classe franco américaine! Et pourquoi l’ont-ils fait ? Ecoutons les enfants :

 

Niklas ( Ecole le Mail, Torcy 77 / Eastview school, Lake Geneva, Wisconsin 1986):

“C’était une expérience marquante à plus d’un titre. C’était pour moi le premier voyage loin de ma famille, dans un pays étranger en totale immersion. Je dois avouer que partir aux USA n’était pas le fruit de ma volonté mais plutôt celle de mes parents. Nous en avons discuté depuis à de multiples reprises. Pour eux l’idée de nous faire découvrir un pays sous cette forme était quelque chose d’important dans l’éducation de leurs enfants et la construction de notre personnalité. Le contexte familial s’y prêtait car mon père est français et ma mère est finlandaise. Le fait est que ma mère a aussi contibué à la préparation du voyage car maitrisant l’anglais ( à l’époque, c’était rare en France) elle a donné des cours tous les samedis matins à l’école aux participants de l’échange.”

 

Torcy participa cette année-là à l’échange mais pensa court circuiter notre association, l’année suivante, en traitant directement avec le directeur de l’école américaine. Mal leur en prit puisque Lake Geneva était sous contrat avec l’organisme méricain. Plus loin on verra que ce ne fut pas la seule commune à tenter le coup!

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:51

Je comprends l’avertissement de Facebook puisque ce fut la réaction d’un certain nombre d’anciens participants, méfiants de ce qu’ils recevaient dans leur boite de réception. Le danger est présent et des virus sont envoyés de partout pour vous plumer ou vous extraire toutes les données personnelles de votre ordinateur. A l’heure de l’électronique, plus rien de privé ne résiste. Alors un message qui provient de Mars, cela fait peur.

 

Sans ambages, Lydia ( Ecole du Centre, Aix les Bains, 73 / Hillcrest School, Downers Grove, Illinois 1987) nous le fait savoir :

Je n’ai d’abord pas compris votre mail. J’ai cru peut être à une forme de canular…”

Heureusement qu’elle n’a pas appuyé sur “ Delete”, sinon la connexion disparaissait à jamais!

Elle poursuit:

“ Mais j’ai lu les premières pages de votre livre et si vous êtes vraiment le fondateur de cet échange, alors je n’ai qu’un seul mot: MERCI”

Un merci mais avec encore un “ si” de soupçon!

 

Le nombre de réponses reçues d’ailleurs est suffisant pour faire participer les anciens dans l’écriture du récit de la classe “ back to back”.

 

Je remercie toutes celles et tous ceux qui, dix, vingt, trente ans après, m’ont apporté anecdotes, impressions, souvenirs, détails qui donneront ainsi au texte un caractère d’authenticité. En annexe, seront publiées les statistiques de cette vaste campagne que l’on pourrait appeler: 

Opération retrouvailles

 

Mais, il n’y a pas eu que des enfants de classes primaires pour illustrer ce que fut cette aventure. Si les classes partaient, c’était grâce à un formidable travail de compréhension et de concertation entre maintes autorités :

 

D’abord, à l’avant garde du projet, et, sans eux, rien n’était réalisable, les Maires qui surent faire confiance au fondateur et l’encourager. Le financement mis sur la table par les communes fut souvent considérable en France et permit à des familles modestes, parfois même complétement défavorisées, d’envoyer, malgré tout, leur enfant, trois semaines en Amérique.

 

Achille Peretti, Maire de Neuilly-sur-Seine, Michel Péricard, Maire de Saint Germain en Laye, Georges Lenormand, Maire de Sèvres, Jacques Chalban Delmas, Maire de Bordeaux, André Santini, Maire d’Issy-les-Moulineaux, Patrick Balkani, Maire de Levallois Perret, Albert Magarian, Maire de Montmorency ou Pierre Brame, Maire de Noisy le roi, pour ne citer qu’eux parmi tant d’autres, ont compris la portée d’un tel échange pour l’avenir des enfants de leur ville. Un grand coup de chapeau pour leur soutien!

 

Mais lorsque l’argent public fit défaut, la ténacité, la volonté et l’organisation des parents firent merveille. Un peu à l’américaine car là-bas, subventions et aides publiques n’existent pas. Quand un parent américain pensait que ce programme éducatif ne pouvait qu’être bénéfique à son enfant, il savait qu’il faisait un investissement dans l’avenir de sa famille.

 

La différence de financement avait frappé Neuilly sur Seine.
Dans le numéro
824 du journal indépendant de Neuilly de mars 1976, un article le soulignait :

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:49

dollars par nom pour leur propres participants. A plus de dix mille noms en réserve, cela représentait un pactole de plus de un million de dollars!

 

Un jour, fin juin, je reçus un coup de téléphone d’un organisme qui faisait partir quelques centaines d’adolescents aux Etats-Unis le premier juillet.  Désespéré, le patron me suppliait de lui fournir 120 familles hôtesses, ses jeunes partant la semaine suivante sans hébergement. Il m’offrit jusqu’à 200 dollars par nom. Je refusai net, n’étant pas entremetteur. Les familles américaines me faisaient confiance et leurs dossiers étaient confidentiels. Je ne pus m’empêcher de faire, malgré tout, la leçon à ce que je considérais comme une escroquerie: faire croire qu’il y avait des familles qui hébergeraient de l’autre côté.

Une autre anecdote montre l’ampleur de la publicité mensongère de certaines associations. Des connaissances m’appelèrent un soir pour m’expliquer leur problème. Leur fils âgé de seize ans était inscrit depuis plusieurs mois pour un séjour aux Etats-Unis avec un organisme basé à Nice. Or on était la veille du départ et ils n’avaient pas le nom de la famille qui devait recevoir leur enfant. Angoissés, ils me demandèrent si c’était normal. Avec ce genre de marchands de séjours, oui, c’était l”habitude. Ils laissèrent partir leur fils. Arrivé à New York, on lui donna un nom mais il s’aperçut que le même nom avait été remis à plusieurs participants. Ils furent toutefois, à la sortie de l’avion, dirigés vers un motel de bas niveau où ils séjournèrent quatre jours avant d’être enfin reçus par une famille recrutée par petites annonces!

 

Pour ces raisons, nos listes et questionnaires étaient, pendant l’été, lorsque le bureau était fermé, mis sous clef dans une armoire forte dans le bureau sous alarme. Je ne tenais pas à ce que l’on vienne nous voler ces précieux documents!

 

Alors Antoine, sois rassuré, personne n’a pris ta place. Malheureusement, nous perdîmes le système scolaire de Pendleton! Dommage, l’école était si belle dominant le Pacifique, au milieu d’une grande forêt!

 

Néanmoins, l’inquiétude existait aussi de l’autre côté de l’Atlantique quand je réussissais à faire passer un message:

Kimberly ( San Antonio School, Dade City , Floride / Ecole Ferdinand Buisson, Montmorency 95, 1988) écrit:

We would love to know how you remembered us and thought to send your INQUISITIVE email!”

“ Inquisitive”….Inquisiteur!  Il ne manquait que les capuches et les chants grégoriens!

Mais tout rentre dans l’ordre lorsque Kimberly ajoute:

It would be fun with the avenue of modern communication such as “Facebook” to try to locate them ( copains et correspondants français)”

Réconcilié avec Facebook ?

 

Mon rôle n’a pas toujours été perçu dans son importance et la question surgissait comme celle de :

Nikisha ( Boulevard Magnet School, Cleveland Heigts, Ohio / Ecole Jean Rostand, Chatou 78, 1988):

Which person did you correspond with ?”

Avec qui je correspondais ?

Chère Nikisha, avec des milliers d’entre vous !

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:47

“Je suis partie 3 semaines chez Leanne et elle est venue chez moi. Nous nous sommes perdues de vue en grandissant et nous nous sommes retrouvées cette année grace à Internet ( Facebook)”

 

Et combien d’autres?

 

Et certains enfants qui pouvaient partir ne l’on pas fait et ceux qui devaient partir ne l’ont pas fait non plus!

 

Julie ( Montchanin 71  1991) :

“Mes parents n’étaient pas favorables à l’expérience, nous ne savions pas encore parler l’anglais et nous étions jeunes. Plus tard aurait été intéressant.”

 

La classe de Montchanin est bien partie, laissant Julie derrière.
Malgré toutes mes explications, certains parents refusèrent de laisser partir leur enfant.

Pourtant comme dit Pierre, Directeur de l’école st Dominique à Mortefontaine:

“J’ai encore en tête les réunions d’informations des familles durant lesquelles tu répondais avec une patience extraordinaire!”

 

Mais cela ne suffisait pas; les mêmes raisons étaient évoquées :  mon enfant ne parlait pas anglais, trop loin, trop jeune. L’anxiété était plus importante du côté des parents – surtout les mères - que des enfants. Dommage!

 

Laetitia ( Ecole Joseph Cornier, Lyon 69 / Pine Trail school, Ormond Beach, Florida 1991):

“ Malheureusement, ce voyage n’a jamais eu lieu et je le regrette encore puisque je n’ai pas eu d’autres occasions. Annulé, car en pleine guerre du Golfe. Pas de chance!”

 

Certains ont accepté le coup du sort, avec regrets certes, mais sans en vouloir à qui que ce fut!

 

Mais

Antoine ( Ecole Joseph Cornier, Lyon 69 / Lincoln school, Pendleton, Oregon 1991) en veut particulièrement à ceux qui ont détruit son rêve:

“Je crains vous décevoir car aucun membre de ma classe de cette époque n’a eu le droit de partir aux Etats-Unis. Un groupe de parents d’élèves ainsi que cette infâme directrice de l’époque, s’étaient opposés à notre départ. Il me semble qu’une autre classe est partie à notre place!”

 

Je rassure Antoine: aucune classe n’est partie à Pendleton. La préparation était si importante qu’il était impossible de substituer, au pied levé, une classe à une autre. Nous n’étions pas des marchands de soupe qui, à la dernière minute, ramassent des clients dans la rue! Certains organismes le font et je sais de quoi je parle!

 

Dans les années 80/90, notre réputation était si reconnue que d’autres organismes venaient taper à notre porte. Nous avions, en 10 ans, accumulé tellement de noms de familles américaines avec des enfants en âge de recevoir des adolescents, niveau lycée, que nous avions un gigantesque réservoir de familles hôtesses. Un enfant de 10 ans, en effet présentait un potentiel de 8 ans d’hébergement possible, toute la durée du collège et du lycée. De plus, comme très souvent l’expérience avait été positive, elles n’auraient pas hésité à recevoir l’été. La valeur commerciale de ces noms était immense. Plusieurs organismes nous offrirent 150 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:44

“Copains d’avant”.  La marge de manœuvre que j’ai trouvée chez eux était plus qu’étroite, elle était TRES restrictive, de peur qu’un triste individu comme je semblais l’être, n’aille  farfouiller dans la vie des gens et ne les harcèle. Après quelques tentatives, pas toujours fructueuses, surtout lorsque les noms sont des homonymes passe partout : “ Smith, Roberts, Anderson chez les Américains, Dupont, Durand chez les Français , un flash crevait l’écran et vous montrait du doigt comme si vous étiez le plus vil pédophile de la terre :

Attention! Votre comportement pourrait être considéré comme gênant ou abusif par d’autres utilisateurs.”

 

Abus de confiance! Abus d’utilisation !

Alors le site “Facebook” sautait presto de mon écran, pour ne pas voir atterrir chez moi, une escouade du GIGN!

 

Prudemment donc, comme si j’avais marché sur un plancher qui grince, je m’enfonçais dans les méandres ténébreux du serveur vigilant. Le résultat fut que j’obtins moins de témoignages du côté américain que du côté français.

 

Pourtant grâce à “Facebook” et au message envoyé, beaucoup recherchèrent leur correspondant et le retrouvèrent.
Ludivine ( Ecole du Cloître, Champeaux77 / Angling Road school, Portage, Michigan 1994):

“ Mais grâce à ce site internet de réseau social, Facebook, j’ai pu retrouver cette famille et échanger de nouveau. 15 ans après!”

 

Elodie ( Ecole Voltaire, Issy les Moulineaux 92 / Lindbergh school, Dearborn, Michigan 1988):

“Nous avons été en contact plus de dix ans et nous nous sommes perdues de vue. Et depuis peu, grâce à Facebook, nous voilà de nouveau amies!”

 

Emilie ( Ecole Primaire, Ecos 27 / Robert Lee school, Tullahoma, Tennessee 1994) a retrouvé Kendal:

“Merci pour ce voyage inoubliable partagée avec ma correspondante Kendal. Je l’ai retrouvée récemment par l’intermédiaire de Facebook et qui aujourd’hui parle très bien le français! Ce voyage m’a donné le goût des voyages et une ouverture d’esprit.”

 

Camille ( Ecole la Ronce, Ville d’Avray 92 / Swift Creek school, Midlothian, Virginia 1994), à la suite du message a recréé des liens avec Cari.

 

Un correspondant pas encore retrouvé ? Qu’à cela ne tienne, le mail va aider!

 

Sabine ( Ecole du Cloître, Champeaux 77 / Manon Hill school, Lombard, Illinois 1990):

“J’ai perdu le contact avec Brooke au collège, comme beaucoup d’entre nous. Brook n’écrivait plus car son père était dans le coma suite à un accident de voiture, à un retour de chasse. Puis on s’est réécrit, on a perdu le contact, on a repris et plus de nouvelles depuis un moment .Je pensais ressayer ces derniers temps, mais votre mail me donne un coup de fouet pour le faire!”

 

Je donne l’impression, chère Sabine, que je ne vous lâcherai jamais!!

 

Gaëlle ( Ecole du Centre, Vanves 92 / Lowery school, Dearborn, Michigan 1988):

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:42

travers googles. Il faut dire que je n’ai que son nom donc ce n’est pas évident. Par contre, j’ai renoué avec mes camarades de CM2 grâce à ce fantastique site.”

 

Jennifer ( Ecole de la Loge Blanche , Epinal 88 / Grove school, Barrington, Illinois, 1990):

“ A l’aube de mes trente ans, quel plaisir de me replonger à mes 10 ans!”

 

Jonathan ( Ecole Fourestier, Vanves  92 / Central School, Ripon, Wisconsin 1992) avec sa gouaille ::

“ Cela remonte à un paquet d’années.”

 

Alice ( Ecole du Cloitre, Champeaux 77 / Sechrist school , Flagstaff ,Arizona  1992 ) écrit:

“ On savait déjà depuis l’année précédente qu’en CM2, nous aussi, on irait faire un voyage aux Etats-Unis, mais lorsqu’on a appris que c’était l’Arizona, nous avons été déçus!

Eh oui, l’année d’avant, c’était la Floride et surtout, il y avait Disney World!!”

 

En 1992, la classe franco-américaine commençait à rassembler au Club Med! Destinations exotiques, presqu’un catalogue avec photos en couleurs, vantant de splendides plages avec cocotiers et sable fin!

 

Alice, faute de Mickey, tu as vu le Grand Canyon ! Y as-tu perdu au change ?

 

Ce message d’Alice montre la dérive que prenaient les classes franco-américaines! J’en parlerai beaucoup plus tard à la fin du livre.

 

Enfin un mot d’encouragement et d’espoir de la part de :

Carole ( Ecole du Rompois, Blanzy 71 / Blackhawk School, Park Forest , Illinois 1991):

“ Je vous félicite pour cette heureuse initiative qui m’a permise de partir trois semaines aux Etats-Unis : quelle aventure et également pour cette nouvelle initiative 20 ans après!”

 

Anne-Laure ( Ecole annexe, Nevers 58 / Bancroft school, Wilmington, Delaware 1989) aurait un souhait:

“ J’aimerais que mes enfants puissent avoir la même opportunité au cours de leur scolarité.”

Malheureusement le programme des classes franco-américaines n’est plus ! Il a disparu d’une mort horrible, le 11 septembre 2001!

 

Anne-Laure continue:

“ J’ai repris contact avec ma correspondante que j’avais perdue de vue à cause de son déménagement en Pennsylvania. 20 ans après, les souvenirs en commun que nous avons, sont restés intacts. On grandit, on mûrit, on vieillit, mais on ne change pas. On s’est apprécié tout de suite et on était si content de reprendre contact via Facebook. C’est un vrai bonheur. Je pense que certains souvenirs sont enfouis dans notre mémoire et en discutant avec ma correspondante, certains me reviennent que je pensais avoir oubliés… C’est curieux … C’est un grand plaisir de pouvoir les réveiller!”

 

 

Quant au côté américain, le site de “ Facebook” a aidé à entrer en contact (archi limité!) avec les “ fifth graders” et “ sixth graders” des Etats-Unis. Je ne suis pas là pour critiquer ces divers modes opératoires, mais je dois dire que “ Facebook” n’a pas l’efficacité, ni la tolérance de 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:40

Stéphanie ( Ecole les Brousailles, Cannes 06 / West School, Annapolis, Maryland  1994):

“ J’étais heureuse de lire votre message, cela m’a rappelé de très bons souvenirs. J’ai adoré participer à cette aventure, j’ai appris beaucoup du haut de mes dix ans, ce sont des souvenirs que je n’oublierai jamais.”

 

Baptiste ( Ecole la Coudoulière, Six Fours les Plages 83 / Bancroft school, Wilmington, Delaware 1994):

“ J’ai bien reçu votre mail! C’est super, ça m’a fait repenser à plein de bonnes choses !”

 

Mélanie (Ecole la Tour d’Aleron, Combs-la-Ville 77 / Jefferson school, Elmhurst, Illinois 1990):

“Je suis surprise de ce mail, je n’avais plus repensé à Suzane depuis des années, mais ce voyage a été en effet un merveilleux souvenir!”

 

 Avec la peur de rater cette aventure à la dernière minute, cependant :

 

Caroline ( Ecole Mignet, Aix en Provence 13 / Otter Creek school, Terre Haute, Indiana 1994):

“ Je suis bien partie aux Etats-Unis quand j’avais dix ans et j’ai bien failli ne pas partir car ma mère avait très peur. Je les remercie de m’avoir permis de faire ce voyage car je n’y retournerai peut-être jamais.

J’ai fêté mes onze ans là-bas et ils avaient organisé une grande fête.”

 

Christophe ( Ecole Anatole France, Issy les Moulineaux 92 / Boulevard school, Cleveland Hts, Ohio  1984:

“ Je souhaite simplement remercier, et du fond du coeur, cet homme, sans qui je n’aurais pas connu les Etats-Unis à l’âge de mes onze ans en 1984. Merveilleux souvenirs !!! Merveilleuse famille d’accueil!!!”

 

Pourtant, au bout d’un certain nombre d’années, il y a comme une urgence de remonter aux sources de son enfance, surtout avec un tel souvenir ancré à jamais dans la mémoire et beaucoup commencent à renouer avec le correspondant et aussi les “ copains” de la classe franco-américaine.

 

Katia ( Ecole St Alexandre, Boulogne 92 / Episcopal Day school, Gadsden, Alabama 1989):

“Figurez-vous qu’il y a deux mois, 20 ans après, en remettant de l’ordre dans mes lettres, j’ai voulu reprendre contact avec eux. Je me suis dit pourquoi pas, je n’ai rien à perdre, donc je leur ai écrit une lettre manuscrite et renvoyé une photo où nous étions ensemble. 15 jours plus tard, j’ai eu une réponse avec une photo et ils ne m’avaient pas oubliée! J’ai été très heureuse de recevoir une réponse car je ne m’y attendais pas!”

 

La poste n’a pas à s’inquiéter, la correspondance par lettres existe encore!

 

Marie-Christine ( Ecole Beauregard, Melun 77 / Hewitt School, Rockville Center, New York 1990 ):

“ Quelle coïncidence! Ces temps-ci (réponse du 16 juillet 2009, presque vingt ans après!), j’essayais de retrouver mon correspondant ( un garçon qui s’appelait Richard) pour renouer contact avec lui mais malheureusement je n’ai pas réussi, ni à travers Facebook, ni à 


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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:37

Parfois une réponse qui gêne:

Ketty ( Ecole Mézereaux, Melun 77 / Center school , Mc Mechen, West Virginia, 1989):

“ J’ai été très surprise ( 20 ans après) par votre mail car cela m’a rappelé des souvenirs, pas forcément les meilleurs car mon expérience lors de ce fameux voyage a été perturbante…)

 

Florent semble corroborer la réponse de Ketty :

Florent ( Ecole du Parc, Saint-Maur des Fossés, 94 / Schubert school, Baldwin, New York, 1994 ) :

“Pour être honnête, je ne suis pas certain que ce séjour ait été fructueux pour la plupart des élèves de CM2 qui se trouvaient avec moi.”

 

Ses explications sont très précises et seront utilisées plus loin.

 

En envoyant cette étrange communication sur le net, je savais qu’il y aurait réception de quelques souvenirs douloureux et d’échecs dans cet échange. La difficulté, pour des enfants de 10 ans, n’a jamais été dissimulée aux yeux des autorités, parents et enfants eux-mêmes, grâce aux réunions préliminaires avant d’accepter les communes, écoles et classes.

Nous reviendrons, dans d’autres chapitres, sur ces problèmes.

 

D’ailleurs, les statistiques le montreront dans l’annexe, beaucoup d’anciens participants ne répondirent jamais à CE message qui semblait venir de l’au-delà! Fantômes du passé!

 

Heureusement que ce message fut le déclic d’une avalanche de merveilleux souvenirs comme nous l’écrivent :

 

Hélène ( Ecole Ferdinand Buisson, Montmorency 95 / San Antonio school, Dade City, Florida 1988):

“ La classe franco-américaine a changé ma vie! J’ai gardé le contact avec Kennis et ses parents, je me suis rendue chez elle un été sur deux et elle chez moi l’autre été sur deux! Elle est enceinte de jumeaux et je pense aller la voir avec mes enfants et mon mari en 2010!”

 

Gaëlle, ( Ecole Charles Ladame, Jaux 60 / Gallimore school, Plymouth, Michigan 1994 ):

“ Merci d’avoir pris contact avec moi : ce fut une expérience unique, riche, merveilleuse, incroyable et surtout inoubliable pour moi.”

 

Karine ( Ecole du Viaduc, Saint-Germain en Laye 78 / Emerson School, Elmhurst, Illinois 1986 ):

“ A la lecture de votre message, tous mes souvenirs ( aussi lointains soient-ils) me sont revenus comme un boomerang. J’avais presqu’oublié… ou plutôt, je suis tellement nostalgique, que j’essaie de ne pas trop y penser!”

 

Désolé, Karine, d’avoir réveillé brutalement d’aussi beaux souvenirs !

 

Olivier ( Ecole Jules Ferry, Nevers 58 / Sunset Lake school, Vicksburg, Michigan 1989):

“Par ton mail, tu viens de raviver d’excellents souvenirs d’enfance. J’ai parlé à ma mère qui était institutrice à Jules Ferry : elle se souvient très bien de toi et est restée toujours en contact avec une de ses amies que tu dois connaître, Mme G. notre ancienne directrice. Elle se trouve justement à Orlando pour trois semaines chez sa fille qui est mariée avec un américain ( ancien participant ?).”

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:35

“Je ne comprends pas exactement qui tu es et comment tu sais que je suis partie en Arizona en 91 et qui était ma correspondante américaine ?”

 

Encore de:

Christelle (Ecole Jules Ferry, Ormesson sur Marne 94 / Hoben School, Canton, Michigan, 1991):

“La question, c’est d’où tu connais toutes ces infos ??? Trop bizarre!”

 

Andrew (Ecole Jules Ferry, Clichy 92 / Bayard school, Wilmington, Delaware, 1987):

“Je suis agréablement surpris de recevoir ton mail. Nous avons tous, je pense, été marqués par cette formidable expérience. J’ai fait quelques recherches sur cette époque et j’ai récemment retrouvé Brian!”

 

Emmanuel s’inquiète de la rupture du contact, surtout qu’il est l’un de nos vétérans : il fait partie de la première classe française partie aux Etats-Unis: de vrais pionniers, les premiers explorateurs modernes du XXe siècle! :

 

Emmanuel ( Ecole de la Croix-Bosset, Sèvres 92 / Jefferson school, Cedar Rapids, Iowa, 1977):

“ Bonsoir André,

Si, si, j’ai eu ton mail!”

 

Et la plus belle des réponses (29 juin 2009) à ce fameux mail ! Elle vient de :

Franck ( Ecole Carronerie , La Tronche 38 / Brooks Park, Indianapolis, Indiana, 1988):

“ Je suis actuellement aux USA chez…. Greg Hayes!!! ( son correspondant d’il y a … 21 ans!). Je n’ai pas perdu contact et je le vois pratiquement tous les ans!”

 

 

Le résultat idéal recherché par la classe franco-américaine: échange et amitiés.

 

J’ai essayé aussi de contacter les enseignants et leur apparition sur “ Copains” est rare. Toutefois, j’en ai retrouvé quelques uns et les contacts avec les anciens élèves m’en ont fait retrouver d’autres.

De Brigitte L. ( Enseignante à l’école Denfert Rochereau, Boulogne 92, 1991), :

“ Je me demandais bien quel élève pouvait bien s’appeler André Girod, lors de notre année franco-américaine ! Puis j’ai lu votre message et j’ai tout compris!

Au fait, vous citez l’école des Raguidelles en 1978, mais vous avez dû connaître ce collègue et ami, Michel B. qui a été un des pionniers de ces classes avec vous.”

 

En effet, Michel B. fut l’un des premiers instituteurs à oser s’élancer vers l’Amérique avec sa classe. Il participa de nombreuses années au programme. Un hommage sincère à cet enseignant exceptionnel depuis peu disparu.

 

Un autre enseignant, avec beaucoup d’humour, répond:

Pierre B. ( Ecole Saint-Dominique, Mortefontaine 60 / Kerby school, Grosse Pointe Farms, Michigan, 1995):

“ Je suis en fait l’ancien directeur de Mortefontaine, toujours vivant ( 59 ans, ne m’enterre pas encore STP!!!) qui a lancé la collaboration de Saint-Dominique de Mortefontaine avec ton organisme.”

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