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Réception des classes américaines à l'Elysée par le Président Miterrand, 1988

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 17:32

" Au moins j'ai vendu le cadre!"
En 1959, il y avait un engouement pour tout ce qui était français et cet engouement s'accéléra avec l'élection de JFK car sa femme avait étudié en France. D'après l'histoire, elle fit installer des bidets à la Maison Blanche que Johnson s'empressa de faire disparaître car ils étaient symboles de vice et dépravation! 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 17:26


" Je dois être dans le mauvais état!"

Pour indiquer la grandeur des Etats-Unis et le nombre d'états, très différents les uns des autres, ce qui surprend les Français à leur arrivée: distances considérables, moeurs et coutumes selon les régions. Un peu à l'heure actuelle avec l'Europe! 


 
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 15:24

Statistiques

Toute statistique a pour but de donner le résultat d’une consultation . 34 ans après le départ de la première classe aux Etats-Unis, voyons qui nous pouvons retrouver et quels témoignages nous pouvons recevoir. De juin au premier octobre 2009, le jeu a été de consulter deux sites :

«  Copains d’avant » pour les Français »

« Facebook » pour les Américains 

Conclusions : pour ne pas nous vanter de la technique française, c’est de loin «  Copains d’avant »  qui l’emporte : nous avons nom, prénom et surtout date de naissance !
«  Facebook » est maladroit, sans trop de repères, confus et surtout procédurier ! 

Résultats 

Nombre d’enfants français partis aux Etats-Unis,
Entre mai 1977 et mai 2001, durée des classes franco américaines :            39 563                                                                       

Nombre d’anciens participants retrouvés sur «  Copains d’avant » :                 4 619

soit 11,67 % inscrits sur «  Copains d’avant »

De beaux jours pour «  copains d’avant » pour s’agrandir !

Nombre de messages envoyés, un par participant retrouvé :                        4 619

 Réponses reçues :                                                                                                           1 293

                                                                                 Soit  28% des messages envoyés

 Témoignages reçus :                                                                                                          768

                                                                                  Soit 59,4 % des réponses reçues ! 

Nombre amis inscrits sur le profil, au 15 octobre 2009                                             757

Nombre de connaissances :                                                                                               173

                                                                                                                             Total :          927

 Soit 2,34 % de ceux qui sont partis aux Etats-Unis !! 

Sur «  Facebook »   

Nombre d’enfants américains venus en France :                                                       27 482

La différence entre nombre de Français partis et d’Américains venus en France est due aux familles hôtesses puisque tous les petits Français ne pouvaient pas héberger. Explications dans le livre !

Participants américains retrouvés :                                                                                    463

                                                                                                  Soit 1,68 %

Messages envoyés ( 1 par participant retrouvé)                                                              463 

Réponses reçues    :                                                                                                                  184

                                                                                                  Soit  39,7%

Témoignages reçus :                                                                                                                   95

                                                                                                   Soit 51,61 %

 Nombreux sont ceux qui ont rejoint le groupe : French American class sur Facebook

 

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 09:50

 Livre ( 2e partie) : Classe franco-américaine ‘Back to back’ 

«  L’Amérique vue par des petits Français de dix ans »

 

Présentation de la ‘table des matières’ du deuxième volume des classes franco-américaines avec les différents chapitres. Le livre essaie de couvrir TOUS les aspects de l’organisation, du déroulement et de la conclusion des ‘classes franco-américaines’.
Tous les domaines ont été labourés, retournés, découvrant ici et là, un incident ou une zone trouble qui aurait peut-être dû rester enfouie ! 

Les témoignages reçus – et ils sont nombreux – sont intimement mélangés au texte de façon à lui apporter une solide ossature et une vie authentique. Tous n’ont pas pu être utilisés et je m’en excuse, mais le maximum a été fait pour véritablement donné la parole aux anciens participants. 

Le livre est terminé et présenté aux éditeurs.

Un grand merci à tous les participants qui ont témoigné. Votre  aide a été précieuse.
André Girod, Fondateur ACFA/AFAC 
Retenez votre copie avec : andre.c.girod@gmail.com 

Les premières pages sont mises en ligne : cliquez ici 

Table des matières


Messages de soutien 

Quelques mots du fondateur … et des participants 

Méthodologie et références 

Prologue 

Chapitre 1 : succès et presse 

Chapitre 2 : Coup de blues des Américains en France 

Chapitre 3 : Création d’une association 

Chapitre 4 : Champagne et jus de fruits 

Chapitre 5 : Du rêve à la réalité 

Chapitre 6 : Départ pour l’Amérique 

Chapitre 7 : Noirs dans les classes 

Chapitre 8 : Etre patron 

Chapitre 9 : Le personnel 

Chapitre 10 : Françoise 

Chapitre 11 : Laurence 

Chapitre 12 : Embauche et licenciement 

Chapitre 13 : Repos et loisirs 

Chapitre 14 : Détachement administratif 

Chapitre 15 : Soirée franco-américaine 

Chapitre 16 : Propagande dans les établissements scolaires 

Chapitre 17 : Formation des classes 

Chapitre 18 : Répartition des classes 

Chapitre 19 : Placement des enfants 

Chapitre 20 : Familles américaines 

Chapitre 21 : Familles françaises 

Chapitre 22 : Les attentats 

Chapitre 23 : Les écoles actives bilingues ( EAB) 

Chapitre 24 : Taux de change 

Chapitre 25 : Carte American Express 

Chapitre 26 : Le sapeur Camember 

Chapitre 27 : Statistiques 

Chapitre 28 : Rencontres 

Chapitre 29 : Recrutement des villes françaises 

Chapitre 30 : Recrutement des écoles américaines 

Chapitre 31 : Scandale : l’enseignement de l’anglais en France 

Chapitre 32 : Santé et assurances 

Chapitre 33 : Ilkya : disparition du français en 2061 

Chapitre 34 : « Change your life » 

Chapitre 35 : Financement 

Chapitre 36 : Accessoires 

Chapitre 37 : Résultats 

Chapitre 38 : Fêtes et activités : Halloween et Thanksgiving 

Chapitre 39 : Cérémonies commémoratives 

Chapitre 40 : La presse 

Chapitre 41 : 10, 20, 30 ans après 

Chapitre 42 : Le déclin 

Chapitre 43 : Tout a une fin 

Chapitre 44 : Epilogue 

Chapitre 45 : Dernier hommage

 

 

 

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 09:42

En parler autour de vous

 

Comme un message que l’on fait suivre par l’intermédiaire de vos amis, connaissances via le web, envoyer l’annonce de la sortie de « votre aventure en Amérique à 10 ans. »

Beaucoup de vos témoignages révèlent que même maintenant 10, 20 ans après, vous continuez à en parler autour de vous, à des repas, au cours de réunions,   lors de soirées et vous relatez l’étonnement des gens à apprendre ce que vous avez vécu en CM2 en Amérique. Vous parlez de la surprise, de l’admiration devant votre courage d’être parti seul, sans vos parents, pour un tel séjour.

 

Intensifiez cette curiosité en leur disant de lire les premières pages du livre sur le site :

http://classes-franco-americaines-french-american-classes.over-blog.com

Comme  un effet boule de neige, le bouche à oreille peut accomplir des miracles.

 

Votre histoire est prenante, unique parce qu’elle n’existe plus : les classes franco-américaines ont disparu avec les Tours de New York. 

C’est un pan de votre scolarité, un souvenir de vos classes primaires qui ont influencé, aux dires de tous les témoignages, votre vie, votre carrière.

Faîtes-le savoir.

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 09:33

Lettre d'infos Décembre 2009 Utiliser Internet

 

Pour  annoncer la sortie du livre :

« Classe franco-américaine  Back to back »

ou

«  L’Amérique vue par des petits Français de 10 ans »,

 

postez des annonces sur les forums, les tchats, les commentaires des journaux, des radios et des télévisions.

Un bref commentaire de votre part peut attirer l’attention et faire connaître la parution du livre.

Mettre les mots clés sur les sites : classe franco-américaine, Amérique vue par des enfants, 10 ans et l’Amérique, apprentissage de l’anglais, l’anglais à l’école.

 

Ce ne sont que des exemples.  Vous pouvez vous inspirer des chapitres  dans la table des matières.

 

Une copie du livre sera envoyée aux personnalités : Maires, Députés qui ont aidé à lancer ce programme. Des annonces seront faites dans  les bulletins municipaux des villes qui ont participé. Vous, de votre côté, annoncez la sortie à vos communes.

 

Prévenez les anciens de la sortie du livre et si le texte leur plaît qu’ils établissent une chaine «  bouche à oreille » par  Internet.

 

Un éditeur est très sensible à ce genre de propagation d’une œuvre, surtout à l’heure du Web.

 

Ce fut une aventure qui avait besoin d’être racontée. C’est fait, elle est en noir sur blanc. Partagez-la autour de vous !

 

Merci de votre aide    AG

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 12:00

Je n’avais pas de copains qui ne voulaient pas participer, bien au contraire, les amis que j’avais, étaient anxieux mais très contents d’y aller. A la première lettre, on a eu les photos de nos correspondants, je me rappelle de ma correspondante, elle avait les cheveux tout frisés. J’ai ressenti de la la joie, de l’excitation, de la peur.”

 

Mais la liste est longue pour remercier les personnages clés de ce projet: inspecteurs, superintendants, directeurs, directrices.

Pour finir, sans eux, tout s’écroulait : les enseignants, teachers, animateurs, counselors qui osèrent prendre la responsabilité de partir avec une classe d’enfants si jeunes pour les emmener si loin: ils furent, tour à tour, mère, père, grand frère, grande sœur, confident, infirmière, chauffeur, psychologue, psychiatre, metteur en scène, chorégraphe et quelquefois …. enseignant !

 

Dans le Bulletin Municipal Officiel de Sèvres, No 32 de mars 1978, dans un magnifique article intitulé : “Du rêve à la réalité”, il est écrit:

“ Cette expérience fut la première réalisée dans l’enseignement élémentaire. Il fallut un certain courage à la Municipalité de Sèvres et aux enseignants responsables pour accepter le projet de M. GIROD, organisateur d’une précédente classe de neige franco-américaine. A l’enthousiasme général se mêlait une certaine inquiétude: “ L’Amérique ….. c’est loin !”

 

A Georges Lenormand et à son équipe, toute ma reconnaissance.

 

A tous, un grand merci !

 

André Girod, président-fondateur ACFA /AFAC

Publication du livre bientôt/ Publication soon
Laissez votre E mail/ leave your E-Mail 

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:59

“ Dans mon école, au moment du passage de l’élève de CM1 au CM2, les parents avaient le choix d’envoyer ou non leur enfant dans la classe franco-américaine puisqu’il y avait deux CM2. Mes parents étaient passionnés par les Etats-Unis, ils y avaient fait plusieurs voyages. Ils étaient donc contents que je puisse profiter de l’opportunité de cet échange pour découvrir à mon tour ce pays. Depuis la classe de CM1 où j’étais, tous les enfants sauf un, ont été inscrits dans le CM2 franco-américain. D’après ce que je me souviens, la fille qui n’est pas partie n’avait jamais quitté ses parents et le voyage faisait peur à ses parents.

En reparlant récemment avec ma mère, j’ai appris que la plupart des parents n’étaient plus aussi chauds pour ce voyage après qu’un avion qui faisait la liaison NY/Londres ait explosé en vol en décembre 1988… Cependant nous sommes quand même partis.”

 

Cette crainte était aussi la nôtre: accident d’avion avec une ou deux classes de gamins à son bord! Mais ce fut l’angoisse et reste l’angoisse de tout parent qui envoie son enfant en car, en train ou en avion! Heureusement que nous n’avons pas connu ce genre de catastrophe, sauf une fois avec un terrible accident de car qui allait d’Epinal à Paris: un mort ( Le chauffeur) et quatorze blessés dont trois Américains qui furent rapatriés sanitairement aux Etats-Unis.

 

Olivia ( Ecole Jules Ferry, Verneuil-en-Halatte, 60 / Kerrby school, Grosse Pointe Farms, Michigan 1994):

“J’étais scolarisée à l’école Jules Ferry depuis la classe de CE2. C’est donc tout naturellemement que j’ai atterri dans la classe de M. Gilles Q. et que j’ai participé à l’échange avec les Etats-Unis. La question ne s’est pas posée, mes parents, ayant sauté sur l’occasion pour m’inscrire sans l’ombre d’une hésitation. Mon beau-père étant professeur d’anglais, il jugeait cette expérience incontournable. Quant à moi, ayant des parents divorcés et coutumière à la séparation, cette absence prolongée de ma famille ne me posait pas de problème!”

 

Sara ( Ecole la Chataigneraie, Chambourcy 78 / Washington school, Park Ridge Illinois 1988):

“ Nous venions d’arriver à Chambourcy et mes parents devaient m’inscrire à l’école primaire du village. Quand ils ont découvert qu’une toute nouvelle classe franco-américaine devait ouvrir cette année-là en CM2 avec le bénéfice de commencer des cours d’anglais, pas d’hésitation, je fus inscrite. Mes parents sont très ouverts sur l’International d’une part grâce à leur mariage ( mon père est allemand et ma mère française) et d’autre part mon père était toujours très proche des USA, travaillant pour une multinationale américaine et par son enfance, après la deuxième guerre mondiale et le sacrifice de ces jeunes américains pour notre liberté dont il parlait souvent.”

 

Le redoublement est en principe mauvais pour le moral et la continuité dans les études. Mais certains participants remercient presque l’école de les avoir fait redoubler, car sans cette honteuse décision, ils auraient loupé cette aventure!

 

Cindy ( Ecole Jules Ferry, Verneuil en Halatte 60 / Kerby school, Grosse Pointe Farms, Michigan 1994):

“J’étais dans cette classe parce que j’ai redoublé mon CP.Quand le maître nous a annoncé qu’on partait en classe découverte en Amérique, j’étais sur la liste mais j’attendais d’être en CM2 pour partir en classe de neige. Et quand j’en ai parlé à mes parents, le soir en rentrant chez moi, je ne voulais pas y aller car j’avais un peu peur, c’était long trois semaines. Alors ce sont mes parents qui m’ont forcée à partir, en me disant que je ne referais jamais un voyage comme celui-là et que le ski, j’aurais les moyens d’y retourner. 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:57

 

Hélène ( Ecole du Coudray, Nantes 44 / Miller school, Plymouth, Michigan 1989) donne la réponse de ses parents:

“Je crois que tu étais hyper jeune pour envisager un voyage comme ça, il durait trois semaines, mais d’une part, le voyage était déjà organisé lors de ton inscription dans cette école, d’autre part, ça me paraissait difficile de faire de toi un cas isolé, sachant que tu étais “ une petite nouvelle”. En plus, tu étais très motivée pour y aller.”

 

Mohamed ( Ecole Jules Ferry, Suresnes 92 / Duvall school, Dearborn, Michigan 1987):

“ Mes parents n’avaient pas le choix ( rires), toute ma classe y allait, alors pourquoi pas moi?”

 

Marielle ( Ecole F. Buisson, Montmorency 95 / San Antonio school, Dade City, Floride 1988):

“ Je suis allée naturellement dans cette classe parce que d’une part, ça me semblait ridicule d’aller au ski alors que je pouvais partir en Floride et puis ma grande soeur y était allée 2 ans avant moi. J’étais excitée à l’arrivée de la première lettre de ma correspondante : il y avait des photos aussi. Cela m’avait l’air d’un autre monde et j’avais hâte d’y aller. J’ai bien sûr répondu tout de suite.”

 

De toutes les communes qui ont participé à la classe franco-américaine, je décerne la Palme d’or de la compréhension, de l’assiduité et de la fidélité à Montmorency. Le Maire, M. Magarian a su tout de suite le bénéfice qu’il pouvait tirer pour les enfants de sa ville: introduction formidable à la langue anglaise, voyage inoubliable, enthousiasme des parents. Lui-même regrettait de mal parler l’anglais, niveau scolaire et il ne voulait pas refaire la même erreur pour les jeunes de sa ville.

 

Montmorency proposait des classes de neige à ses écoles, avant l’arrivée de la classe franco-américaine. Très vite, les écoles furent débordées par les demandes. Alors en mai, un mot était envoyé aux parents de CM1 pour choisir le type de classe pour leur enfant, l’année suivante: classe de neige ou classe franco-américaine ? L’engouement fut tel que les classes de neige disparurent !

 

Jean-Abel ( Ecole Jules Ferry, Ormesson s Marne 94 / Hoben school, Canton, Michigan 1991):

“Au delà de l’aspect échange, il se trouve aussi que ma génération a commencé à grandir avec ce mythe de “l’Amérique”, comme pays idéal. La seule et rare opportunité d’intégrer une classe franco-américaine et donc de partir trois semaines aux US ne pouvait donc pas se refuser. Car finalement c’est ce qui semblait le plus important dans un premier temps: le correspondant qui nous était associé est celui qui allait améliorer notre expérience ou dans certains cas la ternir. Malgré tout, je me rappelle que nous n’étions pas, à l’origine,  maître de notre destin. Le nombre de places était limité, je me rappelle qu’il a fallu procéder à une sélection afin de former le groupe final de participants: tri parmi les familles qui avaient la possibilité d’accueillir et qui pouvaient financer ce voyage pour leur enfant et plus cruel, tirage au sort final. J’ai eu la chance d’être du bon côté, d’être accueilli par une famille sympathique, d’avoir accueilli une fille sympa.”

 

Marion ( Ecole Bonnenfant, St Germain 78 / Montclair school, Los Altos, California 1989):

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:54

Ici une remarque s’impose : c’est entièrement à leurs frais que les parents de Springfield ont envoyé leurs enfants dans nos classes de neige. Ceux qui n’en avaient pas les moyens ont fait le tour de leurs amis, des commerçants, se démenant pour rassembler l’argent nécessaire. Les Français se plaignent souvent et de tout. Qu’ils sachent qu’il n’y a aucune organisation ni aide municipale de loisirs ou de vacances en dehors de la stricte dispense de l’enseignement officiel, en ce qui concerne les écoles publiques américaines.”

 

Pourtant les deux systèmes, chacun avec ses qualités et ses défauts, s’arcboutèrent comme une nef de cathédrale, pour offrir aux enfants français et américains une épopée décoiffante, unique à cette époque. Je reviendrai longuement sur le financement des classes en France et aux Etats-Unis.

 

Puis, une fois l’ossature financière mise au point et l’infrastructure bien établie, il fallait affronter le scepticisme et l’inquiétude des parents. Partir en Amérique ou voir la Tour Eiffel semblait un rêve pour un grand nombre de ces parents qui pensaient un jour le faire. Mais envoyer leur gamin, haut comme trois pommes, un doudou sous le bras ou à côté de leur oreiller, était une autre paire de manches!

 

Je ne mens pas si l’on écoute :

Urielle (Ecole Pasteur, Melun 77 / Atkinson school, Freeport, New York 1990):

“J’ai eu un peu le cafard le soir même car j’étais loin de ma famille, mais au moins j’avais ma peluche qui me tenait compagnie la nuit! J’avais envie de rentrer, le temps passé dans la famille me semblait long!”

 

A l’aéroport de Roissy, lorsqu’arrivait une classe de CM1 ( enfants de 8, 9 ans), les passagers étaient étonnés par l’âge mais aussi par le nombre de peluches qui sortaient des sacs de voyage!!

 

Toujours Urielle: “ Mon père venait d’être muté donc je n’ai pas eu le choix que d’être dans cette classe. Mais quand on a appris qu’il y aurait un voyage aux Etats-Unis, on était très heureux!”

 

Sans appréhension souvent, les parents acceptèrent d’inscrire leur enfant dans cette classe magique : la classe franco américaine! Et pourquoi l’ont-ils fait ? Ecoutons les enfants :

 

Niklas ( Ecole le Mail, Torcy 77 / Eastview school, Lake Geneva, Wisconsin 1986):

“C’était une expérience marquante à plus d’un titre. C’était pour moi le premier voyage loin de ma famille, dans un pays étranger en totale immersion. Je dois avouer que partir aux USA n’était pas le fruit de ma volonté mais plutôt celle de mes parents. Nous en avons discuté depuis à de multiples reprises. Pour eux l’idée de nous faire découvrir un pays sous cette forme était quelque chose d’important dans l’éducation de leurs enfants et la construction de notre personnalité. Le contexte familial s’y prêtait car mon père est français et ma mère est finlandaise. Le fait est que ma mère a aussi contibué à la préparation du voyage car maitrisant l’anglais ( à l’époque, c’était rare en France) elle a donné des cours tous les samedis matins à l’école aux participants de l’échange.”

 

Torcy participa cette année-là à l’échange mais pensa court circuiter notre association, l’année suivante, en traitant directement avec le directeur de l’école américaine. Mal leur en prit puisque Lake Geneva était sous contrat avec l’organisme méricain. Plus loin on verra que ce ne fut pas la seule commune à tenter le coup!

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