Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenue! Welcome!

Homewood-St-Maur-des-Foss-s-Mars-1988.jpg
Réception des classes américaines à l'Elysée par le Président Miterrand, 1988

Recherche

Liens

22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:54

Ici une remarque s’impose : c’est entièrement à leurs frais que les parents de Springfield ont envoyé leurs enfants dans nos classes de neige. Ceux qui n’en avaient pas les moyens ont fait le tour de leurs amis, des commerçants, se démenant pour rassembler l’argent nécessaire. Les Français se plaignent souvent et de tout. Qu’ils sachent qu’il n’y a aucune organisation ni aide municipale de loisirs ou de vacances en dehors de la stricte dispense de l’enseignement officiel, en ce qui concerne les écoles publiques américaines.”

 

Pourtant les deux systèmes, chacun avec ses qualités et ses défauts, s’arcboutèrent comme une nef de cathédrale, pour offrir aux enfants français et américains une épopée décoiffante, unique à cette époque. Je reviendrai longuement sur le financement des classes en France et aux Etats-Unis.

 

Puis, une fois l’ossature financière mise au point et l’infrastructure bien établie, il fallait affronter le scepticisme et l’inquiétude des parents. Partir en Amérique ou voir la Tour Eiffel semblait un rêve pour un grand nombre de ces parents qui pensaient un jour le faire. Mais envoyer leur gamin, haut comme trois pommes, un doudou sous le bras ou à côté de leur oreiller, était une autre paire de manches!

 

Je ne mens pas si l’on écoute :

Urielle (Ecole Pasteur, Melun 77 / Atkinson school, Freeport, New York 1990):

“J’ai eu un peu le cafard le soir même car j’étais loin de ma famille, mais au moins j’avais ma peluche qui me tenait compagnie la nuit! J’avais envie de rentrer, le temps passé dans la famille me semblait long!”

 

A l’aéroport de Roissy, lorsqu’arrivait une classe de CM1 ( enfants de 8, 9 ans), les passagers étaient étonnés par l’âge mais aussi par le nombre de peluches qui sortaient des sacs de voyage!!

 

Toujours Urielle: “ Mon père venait d’être muté donc je n’ai pas eu le choix que d’être dans cette classe. Mais quand on a appris qu’il y aurait un voyage aux Etats-Unis, on était très heureux!”

 

Sans appréhension souvent, les parents acceptèrent d’inscrire leur enfant dans cette classe magique : la classe franco américaine! Et pourquoi l’ont-ils fait ? Ecoutons les enfants :

 

Niklas ( Ecole le Mail, Torcy 77 / Eastview school, Lake Geneva, Wisconsin 1986):

“C’était une expérience marquante à plus d’un titre. C’était pour moi le premier voyage loin de ma famille, dans un pays étranger en totale immersion. Je dois avouer que partir aux USA n’était pas le fruit de ma volonté mais plutôt celle de mes parents. Nous en avons discuté depuis à de multiples reprises. Pour eux l’idée de nous faire découvrir un pays sous cette forme était quelque chose d’important dans l’éducation de leurs enfants et la construction de notre personnalité. Le contexte familial s’y prêtait car mon père est français et ma mère est finlandaise. Le fait est que ma mère a aussi contibué à la préparation du voyage car maitrisant l’anglais ( à l’époque, c’était rare en France) elle a donné des cours tous les samedis matins à l’école aux participants de l’échange.”

 

Torcy participa cette année-là à l’échange mais pensa court circuiter notre association, l’année suivante, en traitant directement avec le directeur de l’école américaine. Mal leur en prit puisque Lake Geneva était sous contrat avec l’organisme méricain. Plus loin on verra que ce ne fut pas la seule commune à tenter le coup!

Partager cet article

Repost 0
Published by Classe Franco Americaine/French American Classes - dans Publication: Classes Back to Back - extraits
commenter cet article

commentaires